corinne rozotte


Photography


Home

All rights reserved
© Corinne Rozotte 2017

Les Passagers - Bestiaire post-moderne
Work in progress
"Photographier l'animal c'est faire oeuvre de fiction: il y a en lui une amorce de fable et un signe dont le sens ne s'épuise pas. L'animal est donc portrait, mais un portrait sans psychologie, un portrait qui échappe, le meilleur reflet de l'homme puisqu'il lui pose des questions sans réponse, sinon son plus fidèle compagnon. Un animal photographié, c'est une fiction, un portrait, et surtout un secret".
Antoine de BAECQUE "Nous sommes des animaux" in "Le Bestiaire imaginaire. L'animal dans la photographie, de 1850 à nos jours", Skira Flammarion, Paris, 2010

De transparences en opacités - à l'image du procédé de surimpression utilisé - d'Europe jusqu'en Asie (1), les animaux nous regardent. Mais que se disent-ils quand ils nous amènent à questionner cette "banalité du mal"(2) à propos du traitement qui leur est réservé ?
Ce travail centré sur une représentation fantastique de l'Animal est parti du constat selon lequel l'homme a, en toute impunité et dans divers contextes, droit de vie et de mort sur l'Animal - à l'exception des espèces dites "protégées" du fait, entre autres, des dommages causés par l'homme...
Pour revenir sur cet "allant de soi" du monde moderne, il s'agit d'attirer le regard en transfigurant le banal tout en interrogeant le statut de l'animal dans sa relation avec l'homme.

(1) Afin de donner une forme de matérialité au phénomène de mondialisation, chaque image est composée, a minima, d'un animal photographié en Europe et d'un autre animal, ou même d'un décor, photographié en Asie.
(2) Peter Singer in "Les animaux aussi ont des droits" Cyrulnik B., De Fontenay E., Singer P., Paris, Seuil, 2013


© corinne rozotte, 2013


© corinne rozotte, 2013

The Passengers- Bestiary
From transparencies to opacities - as the multiple exposure method used - from Europe as far as Asia (1), animals are looking at us. What do they say when they lead us to question this "banality of evil"(2) about the treatment they receive ?
This series is based on the observation that man has complete control over the lives and deaths of animals, with the exception of “protected” species, which were endangered by man in the first place. To revisit the “self-evidence” of the modern world, this project transfigures the commonplace while questioning the status of animals in their relationship with man.

(1) In order to focus on the globalization phenomena, each picture is made with, a minima, an animal shooted in Europe and an other animal, or even a decor, photographied in Asia
(2) Peter Singer in "Les animaux aussi ont des droits" Cyrulnik B., De Fontenay E., Singer P., Paris, Seuil, 2013


© corinne rozotte, 2013