Chinese Snow World

Chinese Snow World 2022 sera l’année des Jeux Olympiques d’hiver organisés à Pékin ! Mais avec le covid, ce sera sans spectateurs ! Avant la crise sanitaire, la Chine pensait compter 300 millions[...]

La Chine à Marée Basse

Dalian (Liaoning), Aout 2019. Fujiazhuang beach & Xiajiahezi beach. De la Pêche à pieds en Chine du Nord. Les touristes se mélangent aux locaux, les tenues vestimentaires et les accessoires sont parfois surprenants…

Chinese Snow Birds

Chinese Snow Birds Là-bas on les appelle les « Oiseaux migrateurs », ou « Hou Niao ». L’hiver, ils sont quelques 500 000 seniors venant principalement du Nord Est chinois à fuir les températures négatives et la[...]

Les Chinois à la Plage#2- Drôle de Croisière

Journée en mer organisée par un Yacht club de Sanya (Hainan) pour les touristes chinois. Au programme: découverte des activités aquatiques comme la plongée, le snorkeling, le scooter des mers, buffet de fruits de mer et selfies à volonté !

A day at sea organized by a Yacht club of Sanya (Hainan) for Chinese tourists. In the program: discovery of aquatic activities such as diving, snorkeling, speedboat, seafood buffet and selfies unlimited !

En Chine, une femme se doit d’être mariée avant 27 ans, sans quoi elle sera qualifiée de « Sheng Nu », « celle qui reste » devenant ainsi une honte pour sa famille. Les hommes qui ne se marient pas sont à quant à eux appelés les « Guang Gun », « les branches nues », en référence à l’arbre généalogique qui ne grandit pas. Alors, pour celles et ceux qui ont trouvé leur partenaire, le mariage est un passage obligé et les photos qui vont venir témoigner de ce moment d’autant plus importantes. Si le mariage en soi se limite à une célébration dans un bureau d’état civil, pour se marier en Chine, il faut tout de même être riche ! Outre l’importante somme d’argent que le mari doit donner à la famille de la mariée (de l’ordre d’au moins 30 000 €), c’est lui qui paye la part la plus importante des étapes du mariage: le banquet, la lune de miel et bien-sûr les photos. En Chine du Sud, la plage représente le décor idéal pour organiser la séance photo du couple récemment marié. A Shenzhen, les studios photos proposent des prises de vue sur une journée dans au moins quatre tenues différentes avec la livraison de plusieurs albums pour environ 900 € (soit un peu plus d’un mois de salaire moyen). Pour reprendre les arguments marketing des studios photos, tout est mis en oeuvre pour donner l’illusion d’une vie conjugale idéale à l’image d’un arc en ciel éphémère. Sur une des plages de Shenzhen, un parc a été spécialement conçu pour les photos de mariage proposant différents décors: du temple chinois, à l’église catholique, en passant par le yacht ou l’hélicoptère… Tout est pensé pour que le couple montre qu’il s’amuse et qu’il voyage ! Aux moments où ces photos ont été réalisées, les dégâts du passage du typhon Mangkhut (sept 2018) étaient en cours de réparation, amplifiant ainsi par endroits l’étrangeté comique de certaines scènes…

Along the sand, Chinese diptychs

LE LONG DU SABLE – Diptyques chinois. Du désert de Gobi (Province du Gansu), région en pleine transition énergétique à la plage de Beidaihe, station balnéaire à 300 km de Pekin. Mise en perspective de deux mondes, rencontre de différentes temporalités. De l’industrialisation avec l’accession à la société des loisirs aux enjeux climatiques d’aujourd’hui (développement des énergies renouvelables et désertification du territoire chinois).

Jiayuguan, portrait of a small industrial city

Aux portes du desert de Gobi, le Fort de Jiayuguan datant de la dynastie Ming, est surtout connu des touristes chinois pour marquer la fin de la Grande Muraille. A partir de 1958, la petite ville de Jiayuguan située un peu plus au sud entre dans une ère nouvelle quand l’industriel JISCO (Jiuquan Steel and Iron Group) s’y installe pour devenir aujourd’hui le premier producteur de fer et d’acier du nord ouest de la Chine. Principal employeur et moteur économique de cette ville et de sa préfecture de 120 000 habitants , l’acierie et ses activités dérivées sont omniprésentes dans le paysage urbain: ouvriers à vélo électrique et en bleu de travail, habitants des cités faisant leurs exercices physiques devant les fumées des cheminées d’usine, bâtiments industriels érigés tels des monuments comme les statuaires glorifiant l expansion économique et touristique récente de la ville…. Par ailleurs, malgré les pénuries d’eau dues a son importante utilisation industrielle, les activités agricoles sont bien présentes et c’est principalement sur les 2 grands marches de Jiayuguan que les habitants viennent se ravitailler.

The Future of Lanzhou – Urbanization in the Chinese North West

Située sur l’ancienne Route de la Soie, au Nord-Ouest de la Chine, Lanzhou, capitale de la province du Gansu, suffoque. Construite au milieu de terres arides et désertiques, à 1600 mètres d’altitude sur pas moins de 20 km le long du fleuve Jaune (Huang He), Lanzhou est le plus important centre industriel du Nord-0uest chinois depuis les années 50. Elle compte aujourd’hui parmi les villes les plus polluées de Chine. Coupée en deux par le Fleuve Jaune et entourée de montagnes, avec ses quelques deux millions d’habitants, Lanzhou ne peut plus grandir et poursuivre son développement économique. La densité d’habitants au Km 2 est en effet la même qu’à Pékin…sauf que nous sommes dans l’Ouest qui représente 56% du territoire chinois sur lequel vit seulement 11% de sa population. L’espace à conquérir est donc encore immense. Le projet de déplacer la population de l’Est chinois vers l’Ouest pourrait devenir bien réel au travers de ces deux projets d’urbanisation en cours: Lanzhou New Area – pole commercial et ville résidentielle à 70 km au nord de Lanzhou initié en 2010 – et Bi Gui Yuan, future nouvelle ville à l’allure orwellienne à moins de 5 km du centre de Lanzhou dont les travaux ont commencé en 2012. Mais, nous sommes en zone désertique, un environnement naturellement hostile à l’installation de l’homme, et les montagnes de loess (terre jaune argileuse caractéristique de la Chine du Nord) constituent l’essentiel du paysage. Aussi, pour parvenir à faire sortir de terre ces dizaines de forêts d’immeubles et ces routes qui n’en finissent pas de partir toujours plus loin dans les terres sablonneuses, des centaines de montagnes ont été arasées, donnant à ces projets des accents herculéens d’autant plus fous que leurs décideurs n’ont pas tenu compte de l’avis des experts mettant en garde contre le manque de ressources naturelles sur ces terres arides et les conséquences négatives au niveau environnemental: déséquilibre de l’écosystème et de la biodiversité, érosion des sols, poussières de sables venant s’ajouter à la pollution de l’air de Lanzhou…sans compter les problèmes d’irrigation et les projets de dérivation mis en oeuvre pour y remédier….. Qu’importe ! Pour les autorités locales et les investisseurs, l’enjeu est d’attirer les futurs acheteurs en leur vendant le rêve occidental d’une vie meilleure dans des espaces verts et des habitats écologiques. Face à ces projets et investissements titanesques, villages paysans et terres agricoles ne pèsent pas lourds puisqu’ils disparaissent petit à petit à coups de pelleteuses en contrepartie de dédommagements financiers. La paix sociale est ainsi préservée. Après avoir accepté d’abandonner leur terre et, le plus souvent leur maison, les paysans sont indemnisés par le gouvernement et relogés gratuitement dans de nouveaux villages ou appartements. Les plus âgés touchent une pension et certains des plus jeunes deviennent ouvriers…dans le bâtiment…A suivre

Marie-Claude, Chronique Paysanne #1

Marie-Claude, Chronique Paysanne #1 Une Vie de Labeur, Chronique paysanne du XXIème siècle. Villemervry est un village discret de 35 habitants perdu au milieu des bois de la commune du Vals-des-Tilles situé à[...]

Mémoires d’Enfances Exilées – Histoire des Enfants de la Creuse

L’histoire dite des « Enfants de la Creuse » nous ramène quelques cinquante ans en arrière quand des enfants réunionnais ont été transplantés dans 83 départements (dont 10% dans la Creuse) par les autorités françaises au prétexte de repeupler les départements ruraux métropolitains et d’apporter une solution à la pauvreté et à la surpopulation de l’Ile de la Réunion. Entre 1963 et 1984, ce sont donc quelques 2015 mineurs réunionnais qui ont été transplantés par les services sociaux de La Réunion en métropole. Déclarés pupilles de la nation, beaucoup avaient en réalité des parents à qui les services sociaux ont fait signer des déclarations d’abandon de leur propres enfants. Les parents sont la plupart du temps illettrés et font partie des familles les plus pauvres de l’Ile. A cause de ce mensonge institutionnalisé certains enfants ne reverront jamais leur île alors qu’ils étaient supposés partir étudier en France et revenir régulièrement pour les vacances… Comment ces personnes qui ont aujourd’hui entre 50 et 70 ans – pour celles qui ne sont pas décédées ou qui ne se sont pas suicidées – tiennent-elles debout ? Comment les plus jeunes qui ont été exilés au milieu des années 70 afin d’être adoptés en métropole dans des familles qui la plupart du temps se sont montrées aimantes, ont-ils découvert leurs origines et retrouver des membres de leur famille biologique ? Comment se passent les retrouvailles avec les membres de leur famille biologique que certains rencontrent pour la première fois en France métropolitaine ou à La Réunion ? En avril 2018, une commission parlementaire a rendu un rapport d’étude au Ministère des Outre-Mer précisant que sur les 1800 ex-mineurs réunionnais aujourd’hui vivants, seules 150 personnes sont connues et savent qu’elles font partie de cette politique de migration forcée. Il est fort probable que la grande majorité des 1650 autres personnes ne se manifestent pas tout simplement parce qu’elles méconnaissent leur statut…La reconstruction de cette page de l’histoire de France ne ferait-elle ainsi que commercer ?